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MENDELSSOHN
Symphonie no 3, « Écossaise »

MENDELSSOHN
Ouverture Les Hébrides

MOZART
Symphonie concertante, K 364

Gemma New, directrice artistique du Hamilton Philharmonic Orchestra, vous fera vivre avec dynamisme la fascination de Mendelssohn pour l’Écosse, contrée rude et fière du nord des îles britanniques. Vous pourrez également apprécier la virtuosité de nos solistes dans la Symphonie concertante où Mozart mêle avec brio le timbre du violon à celui de l’alto.

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Fils d’un riche banquier, Félix Mendelssohn a pu bénéficier d’une éducation remarquable à tous les niveaux. Érudit, grand voyageur et talentueux dans plusieurs domaines (dont la peinture), Mendelssohn a eu une forte influence sur la vie musicale de son temps. On lui doit notamment la redécouverte des œuvres de Bach. Déjà l’auteur de plusieurs symphonies pour cordes ainsi que de la célèbre Ouverture du Songe d’une nuit d’été, le jeune Félix de 20 ans entreprend un voyage de trois ans à travers l’Europe durant lequel il fera un séjour en Écosse. Profondément marqué par les grandioses Highlands et la saisissante Grotte de Fingal de l’Île de Staffa, Mendelssohn y puise son inspiration pour la composition de la Symphonie Écossaise et de l’Ouverture Les Hébrides.

 

Félix Mendelssohn-Bartholdy
Né à Hambourg le 3 février 1809
Mort à Leipzig le 4 novembre 1847

 

Symphonie no3 en la mineur, op.56, « Écossaise »

  1. Introduction et Allegro un poco agitato

  2. Vivace non troppo

  3. Adagio cantabile

  4. Allegro guerriero et Finale maestoso

Bien qu’adoptant le 3e rang parmi les symphonies de Mendelssohn, l’« Écossaise » n’est achevée qu’en 1842, soit 13 ans après les premières esquisses réalisées par le compositeur lors de son voyage en Écosse et 10 ans après la création de sa cinquième et dernière symphonie! Trouvant difficilement comment traduire en musique l’« ambiance de brumes écossaises », l’écriture de cette l’œuvre aura donné bien du fil à retordre à son auteur. Créée le 3 mars 1842 à Leipzig, elle est rejouée quelques mois plus tard à Londres où Mendelssohn est reçu par la jeune reine Victoria, dédicataire de l’œuvre.

Constituée de quatre mouvements devant être interprétés sans interruption, cette symphonie, bien qu’imprégnée par l’atmosphère des Highlands, ne comporte pas de « programme ». Mendelssohn y peint en musique ses souvenirs de voyage, laissant vaguer son imagination sous forme de rêves, d’impressions.

Le premier mouvement s’ouvre sur une introduction lente et solennelle faisant entendre un thème mélancolique. L’Allegro qui suit transforme le thème initial en rythme ternaire dansant. Une violente transition introduit le second motif, sorte de variante du premier. Plus houleux, le développement s’achève par le retour du premier thème confié aux violoncelles. Sentant presque parfois l’air salin de la mer et la rusticité des paysages d’Écosse, l’auditeur peut apprécier tous les talents de ce compositeur que Wagner décrivait comme un « paysagiste de premier ordre ». Prenant la deuxième place au sein des quatre mouvements – et non la traditionnelle troisième –, le scherzo explique en lui seul le sous-titre de la symphonie. Très dansant, le mouvement fait entendre un joyeux « pìobaireachd », musique traditionnelle des Highlands associée à la cornemuse (ici imitée par la clarinette). On y reconnaît toute l’espièglerie du Songe d’une nuit d’été. Contrastant, l’Adagio présente un thème principal émouvant qui apparaît quatre fois. Plus sombre, le thème secondaire est confié aux cors et aux vents graves en une sorte de marche funèbre. Divisé en deux sections aux caractères opposés, le dernier mouvement commence par un vigoureux et rythmé Allegro guerriero, puis l’agitation fait place à un choral grandiose qui reprend le thème principal du premier mouvement.

 

Ouverture Les Hébrides en si mineur, op.26 (« la Grotte de Fingal »)

Esquissée lors du même voyage en Écosse qui a inspiré la Troisième symphonie, l’ouverture Les Hébrides a été composée à Rome durant l’hiver 1830-1831 et portait à l’origine le titre de Die einsame Insel (L’Île solitaire). Révisée à Paris en 1832, la partition est alors nommée Les Hébrides auquel Mendelssohn ajoute le sous-titre « la Grotte de Fingal ». Faisant référence à une grotte de l’Île de Staffa de l’archipel des Hébrides en Écosse, l’œuvre est considérée par le musicologue Marc Vignal comme « le premier grand tableau marin de la musique romantique ». Tout comme la Symphonie Écossaise, l’ouverture ne possède pas à proprement parler de programme précis. Impressionné par l’imposante grotte de Fingal envahie marée après marée par les flots, Mendelssohn note un thème qu’il envoie à sa sœur Fanny. Ce motif ondoyant d’abord introduit par les bassons et les cordes graves constitue le matériau de base de toute l’ouverture. Les gammes déferlantes de la coda cherchent également à illustrer le mouvement de l’eau sur les parois de la grotte. L’ouverture s’achève sur un fragment du thème principal à la clarinette.

 

Wolfgang Amadeus Mozart
Né le 27 janvier 1756 à Salzbourg
Mort le 5 décembre 1791 à Vienne

 

Symphonie concertante en mi bémol majeur, K.364

  1. Allegro maestoso

  2. Andantino

  3. Presto

Très à la mode à Paris à partir de 1770, la symphonie concertante correspondait alors au goût des Français pour la « conversation galante entre instruments ». En 1779, de retour de voyage où il avait séjourné à Paris ainsi qu’à Mannheim – deux pôles musicaux importants de l’époque –Mozart réalise une stupéfiante synthèse entre le style galant français et l’orchestration allemande dans cette symphonie concertante pour violon et alto. Le contexte entourant la composition de l’œuvre reste mystérieux. Pour qui Mozart l’a-t-il écrit? Selon les musicologues Brigitte et Jean Massin, elle aurait été dédiée au violoniste virtuose Fränzl, membre de l’orchestre de Mannheim. D’autres affirment que Mozart, affectionnant particulièrement l’alto et en jouant d’ailleurs très bien, aurait composé la partition dans le but de l’interpréter.

Accordé un demi-ton plus haut, l’alto y occupe un rôle égal à celui du violon. Dialoguant, s’accompagnant, les deux solistes sont ici davantage complices que rivaux.