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Fêtes viennoises

Automne 2021

Jeudi 16 décembre 2021, 19h30
 
Julien Proulx, chef d’orchestre
Vanessa Croome, soprano
Kirsten LeBlanc, soprano
Geoffrey Schellenger, baryton
 

Venez passer une soirée dans l’univers viennois du 19e siècle! Dans la capitale européenne de la musique, toutes les cultures se rencontrent pour la plus pétillante des fêtes. Retrouvez toute l’effervescence des grands bals avec des chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal.  Polkas, valses, opérettes et csárdás vous attendent!

Vanessa Croome

La soprano canadienne Vanessa Croome cherche à présenter son répertoire de manière accessible tout en préservant son caractère traditionnel. Elle a récemment interprété Barbarina (Les Noces de Figaro), Miss Wordsworth (Albert Herring), ...

Kirsten LeBlanc

On reconnaît la soprano canadienne Kirsten LeBlanc pour sa voix ample et sa présence scénique habitée. Animée par une vive curiosité et un travail technique rigoureux, elle cherche à créer une connexion sincère avec le public à travers ses interprétations.  

Elle donne libre cours à son...

Geoffrey Schellenberg

Le baryton canado-américain Geoffrey Schellenberg est louangé pour « la clarté de son timbre de voix » (Ludwig van Toronto) et « son impressionnante couleur vocale » (Opera Canada). 

L’expérience acquise en grandissant dans une...


STRAUSS II, Die Fledermaus : « Ouverture » 
Der Zigeunerbaron : « Ouverture » 
Die Fledermaus : « Mein Herr Marquis »
« So muss allein ich bleiben » et « Csárdás » 
 

C'est étrange mais votre musique reste aussi jeune que vous. Après tant d'années, elle n'a pas pris une ride.

- L’Empereur François-Joseph 1er d’Autriche 


DVORÁK, Rusalka : « Mesícku na nebi hlubokén »  

KORNGOLD, Die tote Stadt : « Tanzlied des Pierrots » 

SMETANA, La Fiancée vendue : « trois danses »  

MAHLER, Des Knaben Wunderhorn : « Wo die schönen Trompeten blasen» 

Lieder eines fahrenden Gesellen : « Ich hab' ein glühend Messer » 

Rückert Lieder : « Blicke mir nicht un die Lieder »


LEHÁR, Die lustige Witwe : « Lippen schweigen »  


MAHLER,  Rückert Lieder :  « Liebst du um Schönheit ? » 
 

Si un compositeur pouvait dire ce qu’il avait à dire avec des mots, il ne prendrait pas la peine d’essayer de le dire en musique.

On dit souvent de Vienne qu’elle est la capitale de la musique. C’est particulièrement vrai au XIXe siècle où les plus grands compositeurs y convergent. Cœur du vaste Empire austro-hongrois, Vienne est un carrefour culturel cosmopolite extraordinaire. Dynamique, effervescente, elle abrite près de 50 millions de personnes au tournant du XXe siècle. On y émigre de toutes les provinces de l’Empire (Hongrie, Tchéquie, Pologne, Serbie, Croatie, Ukraine, etc.).

De grands artistes contribuent à son essor culturel exceptionnel où architecture, arts visuels, littérature, théâtre, danse et musique occupent une place de choix dans le cœur des Viennois aux côtés… du vin! Les bals et les fêtes sont en effet monnaie courante pour la haute société viennoise qui valse au son des œuvres de Strauss (surnommé le « Roi de la valse »!). S’évadant dans l’art, ces aristocrates font partie de ce que l’on nommera l’« apocalypse joyeuse », dernières heures d’insouciance avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale. 

En plus des bals, les Viennois de la fin du XIXe siècle raffolent du théâtre et de l’opéra. C’est donc sans surprise que l’on comprend l’engouement de ce public pour l’opérette, qui allie à merveille chant, théâtre et danse! Sans aucun doute l’un des plus grands représentants du genre, Johann Strauss II est l’auteur de plus d’une quinzaine d’opérettes dont les célèbres Der Zigeunerbaron (Le Baron tzigane) et Die Fledermaus (La Chauve-Souris).  

Bien que très différent par son caractère plus intime et introspectif, le lied (ou lieder au pluriel) est un autre genre particulièrement apprécié des germaniques. Souvent accompagnés par le piano, les lieder ont toutefois pris une autre dimension avec Mahler qui en a écrit plusieurs pour voix et orchestre.