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BEETHOVEN
Symphonie no 4

HAYDN
Symphonie no 25

MOZART
Concerto pour piano no 24

Ville phare de l’histoire de la musique, Vienne a accueilli à la fn du 18e siècle Haydn, Mozart et Beethoven, trois compositeurs dont le style a marqué à jamais l’histoire de la musique.

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En musique, le classicisme se résume essentiellement à trois noms : Haydn, Mozart et Beethoven. Bien que Mozart et Beethoven se soit probablement rencontrés – l’histoire reste cependant floue sur ce point –, c’est en fait Haydn qui sert de trait d’union entre ces deux compositeurs qui lui doivent d’ailleurs beaucoup. Mentor et ami proche de Mozart, puis professeur de composition de Beethoven, Haydn a établi les bases de la symphonie et de l’orchestre classiques sur lesquelles se sont appuyés ses deux successeurs. Ces trois génies ont coexisté durant un très court laps de temps à Vienne, passant ainsi à l’histoire sous le nom de « Trinité viennoise ».

 

Ludwig van Beethoven (1770-1827)

Symphonie no4 en si bémol majeur, op.60

  1. Adagio – Allegro vivace

  2. Adagio

  3. Allegro vivace

  4. Allegro non troppo

Définie par Schumann comme étant « une menue dame grecque prise entre deux dieux nordiques », la Quatrième symphonie de Beethoven étonne en effet par son caractère plus classique qui s’oppose aux dimensions audacieuses de l’« Héroïque » et à l’intensité tragique de la « Symphonie du Destin ». Écrite durant l’été 1806 alors que Beethoven vit dans l’espérance de jours heureux avec la comtesse Thérèse de Brunswick – ses espoirs seront malheureusement de courte durée! –, la Quatrième symphonie est d’abord créée en mars 1806 chez le mécène prince Lobkowitz avant d’être entendue publiquement en novembre au Hoftheater sous la direction du compositeur.

La longue et mystérieuse introduction n’annonce en rien la joyeuse légèreté de l’Allegro initial où l’on entend un premier thème gracieux suivi d’un deuxième plus espiègle. Tout l’intérêt du magnifique Adagio réside ensuite dans la dualité entre l’aspect rythmique et la pureté de la mélodie. Très court, le troisième mouvement est constitué d’un double scherzo et d’un double trio. L’Allegro final est, quant à lui, construit à partir d’une phrase sinueuse d’abord jouée rapidement aux violons que le musicologue Jean Chantavoine désignait comme une « allègre banderole mélodique ». Exubérant, ce dernier mouvement se termine par une vive gamme descendante.

 

Joseph Haydn (1732-1809)

Symphonie no25 en do majeur, Hob. I:25

  1. Adagio – Allegro molto

  2. Menuetto et Trio

  3. Presto

Considéré par plusieurs comme le « père de la symphonie » – il a en écrit plus d’une centaine! –, Haydn a résolument marqué l’évolution du genre au 18e siècle.

La date de composition de la Symphonie no25 reste vague. Probablement écrite entre 1761 et 1765, elle ne correspond pas encore tout à fait à la forme classique standard (la symphonie ne comporte ici pas le traditionnel mouvement lent). Comme plusieurs des premières symphonies de Haydn, elle adopte plutôt une forme hybride. Avec son introduction lente précédent l’Allegro molto, l’emploi du menuet comme second mouvement et l’absence de trompettes et de timbales, l’œuvre reprend en effet certaines caractéristiques de la sonata da chiesa baroque. Rappelons-nous que le grand Jean-Sébastien Bach – difficile d’avoir plus baroque! – n’est mort que depuis une douzaine d’années lorsqu’Haydn commence la composition de cette 25e symphonie! L’œuvre annonce cependant déjà le traitement classique des thèmes dont Mozart et Beethoven s’inspireront quelques années plus tard.

 

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

Concerto pour piano et orchestre no24 en do mineur, K. 491

  1. Allegro

  2. Larghetto

  3. Allegretto

Installé à Vienne, Mozart connaît au début des années 1780 une période faste où l’écriture pour piano occupe une grande place. Entre 1784 et 1786, il écrit en effet 12 de ses 27 concertos pour cet instrument (encore bien loin du piano moderne qui gagnera seulement ses lettres de noblesse au 19e siècle).

Achevé seulement trois semaines après le Concerto no23 et à peine quelques jours avant la première des Noces de Figaro, le K. 491 est créé le 24 mars 1786 au Burgtheater de Vienne avec Mozart au piano. Le manuscrit de l’œuvre révèle une partition orchestrale d’une grande limpidité alors que la partie soliste, incomplète et parfois annotée de simples accords ou de traits de gammes, suggère que Mozart improvisait probablement à partir de ces quelques traces écrites.

Le mode mineur – très rare chez Mozart, un seul autre concerto pour piano ayant été également composé dans ce mode – donne une intensité et une profondeur à l’œuvre qui fera dire à Beethoven qu’il ne serait jamais capable d’écrire quelque chose de pareil! L’Allegro s’ouvre sur un thème affirmé d’abord joué aux cordes et aux bassons, puis repris par tout l’orchestre. Cette mélodie utilise étonnamment les douze tons chromatiques. Mozart joue ensuite avec la forme classique standard, introduisant plus que les deux principaux thèmes attendus. Le soliste y déploie une élégante virtuosité avant que le mouvement ne se termine dans la plus grande douceur. D’une simplicité sublime, le motif principal du Larghetto est d’abord exposé au piano avant d’être repris par l’orchestre. De forme rondo A-B-A-C-A, le mouvement contient deux épisodes (B et C) explorant les tonalités de do mineur et de la bémol majeur. Les vents y occupent une place importante, dialoguant sans cesse avec le soliste. Finalement, Mozart conclue le concerto avec un thème varié comportant huit variations qui se termine avec une « tournoyante danse macabre bourrelant l’âme jusqu’à la toute fin ».