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Mozart et Jupiter

Disponible en ligne du 24 février au 5 mars

Nicolas Ellis, chef invité
Marie Bégin, violon
 

Sous la baguette de Nicolas Ellis, directeur artistique de l’Orchestre de l’Agora, deux compositeurs amoureux de la scène se rencontrent.

MOZART Concerto pour violon no 1
PUCCINI I crisantemi
MOZART Symphonie no 41, « Jupiter »

Nicolas Ellis

Nicolas Ellis

Nicolas Ellis est le Directeur artistique, chef d’orchestre et fondateur de l’Orchestre de l’Agora et agit également à titre de Collaborateur artistique de l’Orchestre Métropolitain et de Yannick Nézet-Séguin.

Nicolas Ellis s’est produit comme chef invité avec Les Violons du Roy, l’...

Marie Bégin

Marie Bégin

Nommée par la CBC parmi les 30 jeunes musiciens les plus prometteurs du Canada en 2020, la violoniste canadienne Marie Bégin s’est produite en récital au Canada, aux États-Unis, en Europe, au Royaume-Uni et en Chine. Elle fut soliste avec le Stuttgart Chamber Orchestra, l'Orchestre du Centre...

MOZART, Concerto pour violon et orchestre no 1

De retour à Salzbourg en 1772 après de nombreuses tournées à travers l’Europe avec son père, le jeune Mozart obtient le poste de konzertmeister (violon solo) de l’orchestre du prince-archevêque. En plus d’être un pianiste redoutable, Mozart manie également l’archet avec brio grâce aux enseignements de son père Léopold. Jeune adulte rempli de fougue et d’espoir, Mozart se morfond cependant dans ce rôle de musicien d’orchestre.

Excepté le Premier concerto, qui aurait été composé en 1773, les quatre autres concertos pour violon et orchestre ont tous été composés en 1775. Fortement influencé par le style galant alors très en vogue (surtout en France), le concerto n° 1 est d’une brillante élégance. Comportant trois mouvements, il ne se conclue toutefois pas par le traditionnel rondo, mais bien par un énergique Presto. Peu virtuose et toute en finesse, l’Allegro initial est suivi d’un Adagio très chantant. Puis le joyeux et rebondissant Presto permet au soliste de démontrer le raffinement de son jeu par quelques prouesses techniques.

Le vrai génie sans cœur est un non-sens. Car ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble ne font le génie. Amour! Amour! Amour! Voilà l’âme du génie.

- Mozart

PUCCINI, I Crisantemi

Puccini est l’auteur de nombreux chefs-d’œuvre du répertoire lyrique (Madame Butterfly, Tosca, Turandot, La Bohème, Manon Lescault). Souvent méconnues, ses œuvres instrumentales sont pourtant d’une grande beauté.

Composé en 1890 (en une seule nuit!), suite à l’annonce du décès soudain d’un ami, I Crisantemi est une élégie écrite à l’origine pour quatuor à cordes (ici dans sa version pour orchestre à cordes). Le titre fait référence au chrysanthème, fleur symbolisant le deuil en Italie.

MOZART, Symphonie no 41, « Jupiter »

Avec sa Symphonie Jupiter, sa dernière, Mozart est à des années-lumière du jeune compositeur écrivant son premier concerto pour violon! Cette ultime symphonie porte bien son sous-titre. Grandiose et majestueuse, elle présente une incroyable maîtrise de l’écriture et un parfait équilibre formel.

Quelques effets de surprise parsèment le premier mouvement qui repousse les limites de la forme sonate standard. Plutôt serein, l’Andante est cependant assombri par de brefs passages en mineur. Basé sur une courte phrase chromatique descendante, le menuet contient également une plaisanterie musicale (serez-vous capable de la déceler?). Finalement, le dernier mouvement est à la fois un « hommage au passé et un hymne de bienvenue aux successeurs romantiques ».

Ô privilège du génie! Lorsqu’on vient d’entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui.

 - Sacha Guitry, au sujet de Mozart