jeudi 17 décembre, 2026 19h30

Maison des arts Desjardins Drummondville

175 Rue Ringuet, Drummondville


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Un popcorn avec ça?

Programme

La liste de Schindler
E.T. L’extra-terrestre
La guerre des étoiles
Maman, j’ai raté l’avion!


Casablanca
King Kong


L’aigle des mers


Gabriel’s oboe (tiré du film The Mission)


La mélodie du bonheur


Oubliez votre cinéma maison, car peu importe la grosseur de votre écran, on a quelque chose que vous n’aurez jamais dans votre salon : un orchestre !

Pour une soirée seulement, nos musicien·ne·s déroulent la bande sonore de vos films préférés en dolby supra stéréo orchestral – sans pause ni télécommande. De La liste de Schindler à La guerre des étoiles en passant par King Kong et E.T. L’extra-terrestre, préparez-vous à vivre une soirée inoubliable.

Psitt ! Décembre oblige, quelques films du temps des Fêtes se sont aussi glissés au programme. Notre chef d’orchestre a résisté longtemps. Mais pour une fois, le Grinch n’a pas eu le dernier mot!

Arrivez tôt !

Dès 18 h 30, nos Jeunes musicien·ne·s à l’avant-scène vous offrent un Prélude au concert dans l’Espace Desjardins. Profitez ensuite d’un cocktail thématique, d’une prestation surprise des Fêtes et tentez votre chance avec notre moitié-moitié de Noël.

Poursuivez l’expérience après le concert !

Après le concert, place à la fête ! Musique d’ambiance, popcorn et karaoké des Fêtes vous attendent pour prolonger la soirée.

Julien Proulx

Julien Proulx

Chef d’orchestre

John Williams (né en 1932)

La liste de Schindler
E.T. L’extra-terrestre
La guerre des étoiles
Maman, j’ai raté l’avion!

La bonne musique de film, c’est la bonne musique tout court, celle qui doit pouvoir s’écouter sans images.
– Vladimir Cosma

Impossible de parler de musique de film sans évoquer le plus légendaire d’entre tous les compositeurs de musique de film, ainsi que le seul du programme à être encore vivant : John Williams. Vous avez certainement vu et revu les films qui ont fait sa renommée : Harry Potter, La guerre des étoiles, E.T. l’extraterrestre, Le parc jurassique, Maman j’ai raté l’avion ou Les dents de la mer. Ajoutons La liste de Schindler, qui constitue la plus belle partition du compositeur, selon Steven Spielgerg. Ce dernier peut d’ailleurs compter sur le génie musical de Williams depuis belle lurette. Sugerland express marque leur première collaboration, en 1974, tandis que Disclosure Day en est la plus récente… en 2026! À l’aube de ses 95 ans, il semble donc que John Williams a encore plusieurs tours dans son sac.


 

Max Steiner (1888-1971)

Casablanca
King Kong

On remonte à présent un peu plus loin dans le temps avec celui que certains considèrent comme le père de la musique de film : Max Steiner. Dans un concours de « name dropping », ce compositeur autrichien aurait assurément fait bonne figure, lui qui avait eu Richard Strauss pour parrain, ainsi que Brahms et Mahler comme professeurs. Après avoir émigré aux États-Unis en 1914, Steiner est devenu chef d’orchestre et arrangeur à Broadway, avant de commencer à composer pour le cinéma. Son premier grand succès survient en 1933 avec la toute première version du film King Kong. Près de 115 musiques de film plus tard, il collabore avec Michael Curtiz dans Casablanca (1942), considéré comme le troisième meilleur film de tous les temps par l’American Film Institute.


 

Erich Wolgang Korngold (1897-1957)

L’aigle des mers

C’est à partir de 1935 que l’Academy of Motion Pictures Arts and Science a commencé à décerner l’oscar pour la meilleure musique de film. Si Max Steiner l’a remporté en 1936, c’est un certain Erich Wolfgang Korngold qui reçoit les honneurs en 1937. Ce dernier est d’abord et avant tout un compositeur de musique classique, considéré comme le dernier grand représentant du romantisme viennois. Au début du XXe siècle, certains voyaient même en lui le nouveau Mozart, et pas seulement parce que tous deux partageaient le prénom Wolfgang. D’origine juive, Korngold choisit toutefois de fuir l’Europe nazie pour se rendre en Amérique, où il survit grâce à son travail pour le cinéma. Comme Steiner, il a grandement collaboré avec Michael Curtiz, notamment sur L’aigle des mers, sorti en 1940. Ce film d’aventures offre une interprétation assez libre de la tentative d’invasion de l’Angleterre par l’Espagne au XVIe siècle.


 

Ennio Morricone (1928-2020)

Gabriel’s oboe (tiré du film The Mission)

Si John Williams est le plus connu des compositeurs de musiques de film, Ennio Morricone ne suit pas très loin derrière, lui qui a signé plus de 500 trames sonores pour le cinéma et la télévision. Il est d’abord connu pour sa collaboration avec le réalisateur Sergio Leone dans la Trilogie des dollars – Pour une poignée de dollars (1964), Et pour quelques dollars (1965) et Le bon, la brute et le truand (1966) – ainsi que dans Il était une fois dans l’Ouest (1968). Mais la carrière de Morricone s’étend sur plusieurs décennies : 50 ans après ses premiers grands succès, il remporte l’oscar de la meilleure musique de film pour Les huit enragés (2015) de Quantin Tarantino. En 1986, il composait la musique du film La mission de Roland Joffé, dont le thème principal, profondément lyrique, allait grandement marquer les esprits. La mission est un film historique qui dépeint un groupe de jésuites, contraints d’abandonner leur mission auprès des Guaranis, un peuple autochtone d’Amérique du Sud.


 

Richard Rodgers (1902-1979)

La mélodie du bonheur

Connaissez-vous Maria von Trapp? En 1948 elle publie ses mémoires sous le titre The Story of the Trapp Family Singers, ce qui a inspiré Wolfgang Liebeneiner à en raconter l’histoire dans le film de 1956 Die Trapp-Familie, ce qui a mené Richard Rodgers à écrire la comédie musicale de Broadway The Sound of Music (La mélodie du bonheur) en 1959, ce qui a donné l’idée à Robert Wise d’en faire un film en 1965. Maintenant vous savez tout. Le nom de Rodgers est peut-être moins connu que celui de certains de ses contemporains, mais il a écrit un nombre impressionnant de 900 chansons et de 43 comédies musicales. On lui doit notamment plusieurs succès radiophoniques, tels que Blue Moon et My Funny Valentine, et bien sûr la musique lumineuse et entraînante de La mélodie du bonheur, qui accompagne l’histoire d’une famille autrichienne à l’aube de la Seconde Guerre mondiale.


© Gabriel Paquin-Buki