
jeudi 15 avril, 2027 19h30
Maison des arts Desjardins Drummondville
175 Rue Ringuet, Drummondville
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Programme
Les nuits d’été
Symphonie n° 2
Chansons originales
Il y a des concerts où il suffit simplement d’écouter.
Pour clore la saison, l’orchestre plonge dans une musique qui traverse le temps : Les nuits d’été de Berlioz portées par la magnifique voix de Rose Naggar-Tremblay et la Symphonie n° 2 de Brahms, véritable ode à la nature.
Un seul concert, deux chefs-d’œuvre à cocher sur votre « bucket list » musicale. Et comme notre soliste est une chanteuse aux mille talents, elle vous offrira une de ses chansons originales, spécialement orchestrée pour vous.
Arrivez tôt !
Dès 18 h 30, le Prélude de nos Jeunes musicien·ne·s à l’avant-scène donne le ton. Puis, plongez dans une ambiance estivale aux accents de nuits d’été. Profitez-en pour découvrir en primeur la programmation 2027-2028… et faire un détour par notre photobooth pour immortaliser la soirée.
Poursuivez l’expérience après le concert !
Après le concert, place à une ambiance conviviale avec un piano-bar et une prestation surprise. Un verre à la main, prenez le temps de rencontrer les artistes et de laisser la soirée se terminer en douceur.
Hector Berlioz (1803-1869)
Les nuits d’été
I. Villanelle
II. Le spectre de la rose
III. Sur les lagunes
IV. Absence
V. Au cimetière. Clair de lune
V.L’île inconnue
Mon cher ami, Beethoven mort, il n’était que Berlioz qui put le faire revivre. Et moi qui ai goûté vos divines compositions, dignes d’un génie comme le vôtre…
Nicolò Paganini, 1838
À la fin des années 1830, Hector Berlioz vit des émotions en montagnes russes. D’un côté, son opéra Benvenuto Cellini a connu un échec dont il se remet très difficilement, mais de l’autre, certaines œuvres comme Harold en Italie ou la Symphonie fantastique reçoivent un accueil plus que chaleureux. Sentimentalement, ce n’est guère plus reposant… En 1840, à un moment où son mariage avec Harriet Smithson bat de l’aile, il tombe sous le charme de la soprano Marie Recio (qu’il épousera en 1854). C’est à cette époque que Berlioz publie ce qui deviendra son cycle de chansons le plus connu, Les nuits d’été, qui reflète pour certains les remous amoureux du compositeur.
Mon destin fut digne d’envie :
Pour avoir un trépas si beau,
Plus d’un aurait donné sa vie,
Car j’ai ta gorge pour tombeau,
Et sur l’albâtre où je repose
Un poète avec un baiser
Écrivit : Ci-gît une rose
Que tous les rois vont jalouserThéophile Gautier, Le spectre de la rose, extrait
Berlioz a été très avare de commentaires sur ses Nuits d’été, tant dans ses mémoires que dans ses correspondances. On sait donc très peu de choses sur ces six mélodies, sinon qu’elles ont été composées entre 1840 et 1841, qu’elles ont par la suite été majoritairement orchestrées en 1856, remportant un succès retentissant. Les six textes proviennent du recueil La comédie de la mort de Théophile Gautier. Berlioz insuffle un fort lyrisme romantique à ces poèmes qui abordent l’amour chacun à leur façon. Dans son orchestration, le compositeur a réussi à préserver la douceur et l’intimité de la version originale, « comme si l’orchestre était déjà contenu, à l’état latent, dans la version avec piano, laquelle ne serait ainsi qu’une réduction, faite a priori, de la seule version qui vaille : celle avec orchestre. », selon les mots du musicologue Christian Wasselin.
Johannes Brahms (1833-1897)
Symphonie n° 2
Allegro non troppo
Adagio non troppo
Allegretto grazioso – Presto ma non assai
Allegro con spirito
À l’époque romantique, chaque compositeur qui s’aventure dans le genre symphonique le fait avec l’ombre de Beethoven perchée sur son épaule. Mais tous ne s’accordent pas sur la manière de poursuivre l’héritage du grand maître allemand. D’un côté du ring (il y a un jeu de mots ici) se trouve Wagner, et de l’autre, Brahms. Le premier cherche à transformer et à dépasser les formes classiques, tandis que le second entend les prolonger et les renouveler.
S’il a mis près de 15 ans pour composer sa Première Symphonie, Brahms est beaucoup plus expéditif pour sa Deuxième. L’air frais de la petite ville autrichienne de Pörtschach am Wörthersee où il passe l’été 1877 semble porteur d’inspiration : l’œuvre est achevée en quatre mois. Les mélomanes viennois accueillent favorablement cette symphonie lumineuse, « heureux de troquer l’épopée (de la Première) contre l’idylle (de la Deuxième) », nous dit Brigitte François-Sappey. L’œuvre est souvent mise en parallèle avec la « Pastorale » de Beethoven, mais derrière sa limpidité se tapit un spleen indéniable. À son éditeur, Brahms décrit d’ailleurs sa Deuxième comme « une œuvre si mélancolique qu’elle requerrait une publication avec bords noirs ».
La Deuxième Symphonie de Brahms est comme une vision de la nature et de la jeunesse troublée par des ombres qui vont et viennent, tels des nuages sombres dans un ciel d’été.
Jan Swafford
La Symphonie s’ouvre avec un « Allegro » serein, débutant par un motif de trois notes qui deviendra l’un des principaux éléments unificateurs de l’œuvre, avant que les violoncelles énoncent l’un des thèmes les plus mémorables de la Deuxième. L’« Adagio » qui suit est éthéré, grave et lyrique, et est considéré comme l’un des plus beaux mouvements lents écrits par Brahms. Il laisse place à la légèreté et à la danse de l’« Allegretto », auquel une section centrale animée ajoute un certain piquant. La Deuxième Symphonie se termine dans l’intensité autant que le contraste, culminant par l’embrasement des cuivres triomphants.
Rose Naggar Tremblay (née en 1992)
Chansons originales
Révélation Radio-Canada 2022-2023, Rose Naggar-Tremblay est d’abord reconnue comme la jeune contralto québécoise dont « la profondeur de timbre, l’égalité de la voix, la maîtrise du souffle et l’émotion du chant » (Le Devoir) l’ont propulsée sur les scènes internationales. Mais Naggar-Tremblay est aussi une créatrice notoire, comme en témoigne son mini-album Je me souviens de toi. Elle y présente des chansons originales qui puisent leur inspiration autant dans la musique de chambre que dans la chanson française. L’artiste lyrique sera accompagnée par l’OSD alors qu’elle interprétera quelques-unes de ses compositions.

